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Le mal de dos – (lombalgie ou lombago)

Le mal de dos, aussi appelé lombalgie ou lombago est extrêmement commun. Environ 80 % de la population adulte a contracté ou contractera un épisode de mal de dos à un certain moment de sa vie.

Dans la majorité des cas, ces symptômes vont disparaître spontanément, habituellement dans les 6 à 10 semaines. Des études ont démontré que le mal de dos est plutôt un problème concernant la population d’âge moyen plutôt que d’âge avancé. Ceci pourrait être attribué au fait qu’avec l’âge, la mise à contribution du corps change, et que l’on tend à faire moins d’efforts au niveau du dos. Ce phénomène pourrait également être attribué au fait qu’avec l’âge, on apprend à mieux supporter les douleurs quotidiennes.

Il faut aussi considérer qu’avec l’usure des articulations, leurs mouvements vont diminuer. Etant donné que c’est souvent le mouvement d’une articulation dégénérée qui est à l’origine d’une douleur, en prenant de l’âge et avec un enraidissement progressif des articulations, la douleur tendra à diminuer. Cet enraidissement progressif ne causera donc pas toujours un problème, en raison de la réduction des sollicitations physiques demandées au corps à cause du vieillissement. Quelque soit la raison, en atteignant la soixantaine, la douleur de dos qui était considérée comme invalidante aux âges de 30 et 40 ans, deviendra probablement de plus en plus supportable.

Il est important de prendre en considération que toutes les douleurs de dos ou les douleurs de jambes ne sont pas identiques, même si les symptômes peuvent être très semblables. Une douleur ressentie dans la fesse, dans la cuisse ou dans la jambe, peut être occasionnée par une variété de problèmes inhérents au dos ou aux tissus environnants, et que le diagnostic et le traitement peuvent varier énormément selon la nature du problème sous-jacent. On essaiera d’identifier l’origine des douleurs du patient par un examen physique et par les investigations nécessaires, ce qui peut prendre du temps.

« Le mal de dos d’origine mécanique » est un terme utilisé pour décrire une douleur dans le bas du dos, de la fesse et éventuellement de la jambe qui découle d’une dégénérescence du disque et/ou des facettes articulaires. Ce type de douleur est aggravé par la charge et sera amélioré par une décharge de la colonne vertébrale. Les disques sont soumis à une charge maximale lorsqu’on soulève un poids ou lorsqu’on se penche en avant, mais également lorsqu’on s’assoit. Les facettes articulaires ont tendance à être plus sollicitées lorsqu’on se penche en arrière, sur le côté, ou lorsqu’on fait des mouvements de torsion. La lombalgie mécanique est habituellement épisodique, la personne ayant de bons et de mauvais jours, de bonnes ou mauvaises semaines, de bons et mauvais mois. La douleur peut être aggravée par certains accidents ou événements mais peut aussi se développer de façon progressive.

Il est important de rappeler que la dégénérescence que l’on met en évidence sur des radiographies, IRM ou CT-Scan est le résultat d’une usure, de stress et charge ou accident qui ont eu lieu pendant toute la vie. Il est habituellement impossible de détecter avec certitude un événement particulier qui soit à l’origine de ces changements. Il faudra plutôt considérer que ces événements ont plutôt accéléré ou aggravé ce phénomène dégénératif plutôt que de l’avoir causé.

Dans certains cas, le mal de dos peut être associé à de fortes douleurs dans la jambe, parfois allant jusqu’au pied (sciatique).

Des investigations radiologiques (radiographies, CT-scan, IRM, etc) pourront être nécessaires pour mieux identifier la cause du problème. Ces examens seront indiqués par votre médecin en cas de douleurs de dos chroniques ou à répétition, spécialement si le traitement conservateur est resté sans effet.

Diagnostics possibles
douleurs musculaires
arthrose lombaire / troubles dégénératifs lombaires
déchirure discale lombaire
hernie discale lombaire
sténose spinale lombaire
spondylolisthésis lombaire
scoliose lombaire
échec d’une opération lombaire
autres (infection, tumeur, métastase, etc)

Dès que possible, on recommandera un traitement conservateur ou non chirurgical. Celui-ci comprendra un alitement limité pour les épisodes douloureux aigus (par exemple 2 ou 3 jours), des médicaments anti-douleurs et/ou anti-inflammatoires et de la physiothérapie.

L’élément le plus important dans le traitement conservateur ou après une opération consiste à décharger la colonne vertébrale en éliminant tout poids excessif et à améliorer la musculature servant de support à la colonne lombaire par des exercices réguliers. Des exercices pour des groupes spécifiques de muscles sont très importants, mais le maintien de votre structure physique générale avec des activités qui n’irritent pas le dos tel que la marche, la nage, la bicyclette et de légers programmes de gymnastique sont également très importants.

Si les douleurs persistent et sont de caractère invalidant malgré un traitement conservateur adéquat effectué pendant une certaine période, un traitement chirurgical pourra éventuellement être pris en considération.

Le traitement chirurgical pour ce type de douleurs porte habituellement sur une fusion spinale lombaire ou, dans de rares cas, sur la mise en place d’un disque artificiel lombaire. Ces traitements doivent être considérés comme étant de dernier ressort.

Une fusion spinale ou la mise en place d’un disque artificiel sont des opérations majeures et sont associées à certains risques. Il faut habituellement considérer qu’une convalescence de 3 à 6 mois est nécessaire pour se rétablir entièrement d’une telle intervention.

Pour ces raisons, le traitement chirurgical doit être pris en considération uniquement pour des symptômes invalidants, interférents aussi bien avec l’activité professionnelle qu’avec la vie sociale et/ou empêchant le patient de dormir pendant une certaine période de temps.

Pour ces raisons, un traitement chirurgical n’est généralement pas pris en considération, à moins que ces douleurs n’aient été présentes pendant au mois 6 mois, qu’un traitement conservateur effectué pendant au moins 3 mois n’ait apporté aucune amélioration et uniquement lorsque la source de votre douleur ait été identifiée avec précision. Nous considérons également que toute intervention chirurgicale ne doit être proposée que si les avantages potentiels d’un tel geste sont supérieurs aux risques chirurgicaux, afin que l’intervention chirurgicale puissent effectivement améliorer vos douleurs.

Options thérapeutiques
traitement conservateur (repos, diminution de l’activité, médicaments, physiothérapie, etc)
infiltrations facettaires
infiltrations épidurales
fusion vertébrale lombaire
fixation lombaire élastique
prothèse discale lombaire
espaceur inter-épineux lombaire
chirurgie discale lombaire

ledos
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