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Hernie discale lombaire

Une lésion de l’anneau discal peut générer un bombement du disque (protrusion discale), voire, dans les cas graves, la sortie d’un fragment de disque à l’intérieur du tunnel des nerfs (hernie discale). Selon le volume de la hernie, il pourrait y avoir compression des éléments nerveux passant dans le canal rachidien.

Typiquement, le patient se plaindra de douleurs vives dans une jambe (sciatique) et parfois dans le bas du dos. Lors de compression nerveuse importante, la sciatique peut être associée à une diminution de la sensibilité, voire à une faiblesse dans la même jambe. La douleur est habituellement plus importante en position assise ou debout, diminuée en position couchée, les jambes légèrement pliées.

L’examen médical portera sur l’historique de la douleur, l’examen du dos et surtout celui des jambes. L’examen du fonctionnement des nerfs (examen neurologique) est essentiel.

L’évaluation du patient pourra nécessiter de radiographies standard, d’un CT-Scan ou d’un examen IRM (de nos jours, le meilleur des examens pour bien identifier la hernie discale et son rapport avec les éléments nerveux).

Dans la majorité des cas (90%), la sciatique diminuera, voire disparaitra spontanément dans les 6 à 12 semaines et le traitement initial sera dirigé vers la réduction des plaintes afin de maintenir ou récupérer l’activité du patient. Seuls 10 à 20% des patients présentant une sciatique sur hernie discale nécessiteront d’un traitement chirurgical.

Options thérapeutiques :

1.Traitement conservateur (modification de l’activité physique, traitement médicamenteux, anti-douleurs et anti-inflammatoires, physiothérapie)
2.Infiltrations épidurales
3.Microdiscectomie lombaire

La seule indication absolue pour un traitement chirurgical est le développement de dommages nerveux significatifs tels qu’une paralysie soudaine ou la progression de la détérioration neurologique (aggravation de la faiblesse musculaire, perte de sensibilité ou du contrôle de la vessie ou de la fonction intestinale) (contrôle de la miction ou de la fonction sphinctérienne). Toutes les autres indications sont relatives et dépendant de la durée et de la sévérité des symptômes.

En l’absence de déficit neurologique important (perte de sensibilité, faiblesse musculaire), on commencera habituellement par un traitement non chirurgical. L’activité physique du patient devra être modifiée en rapport avec ses plaintes, la douleur devra être apaisée par le repos et les médicaments anti-douleurs et anti-inflammatoires. Un traitement de physiothérapie devra être entrepris. Une série d’infiltrations épidurales pourra être indiquée afin de maximaliser ce traitement. Dans la vaste majorité des cas, ce traitement amènera à une diminution progressive, voire à une disparition des plaintes dans les semaines suivantes.

Dans les cas de sciatique importante sur hernie discale, résistante au traitement non chirurgical, la microdiscectomie a démontré une efficacité certaine, mais sans pour autant garantir la disparition complète de la symptomatologie. Le traitement chirurgical est décrit comme plus efficace dans le traitement de la sciatique, moins efficace pour le mal de dos.

Autant après un traitement non chirurgical qu’après une microdiscectomie, une récidive de hernie discale est toujours possible.

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